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Pastorale -

Orthodoxe, catholique, protestant, anglican… Une visite pour explorer la tradition chrétienne.

Chaque année, les élèves de la deuxième secondaire visitent quatre églises dans le cadre des sorties pastorales. Pour découvrir la richesse et la diversité du christianisme, nous explorons une église protestante, orthodoxe, catholique et protestante. Le but est de pouvoir comparer ces traditions à la nôtre pour pouvoir mieux se situer.

Une église protestante

La première église visitée est une église protestante (presbytérienne) où nous accueille le pasteur Richard Bonnetto. Les éléments qui sautent aux yeux des élèves : il y a une batterie et des amplis dans l’église et la décoration est très simple. De fait, il n’y a pas de statue, ni de vitraux ou de peinture. De plus, la croix centrale n’a pas de corpus (corps de Jésus). Pourquoi? Le pasteur explique comment la Bible est centrale au culte protestant. C’est elle qui nous donne la meilleure idée de Dieu et Jésus. Ils comprennent le 2e commandement de façon littérale : « tu ne te feras pas d’images de Dieu ». Avec ces cinq enfants, M. Bonnetto montre bien que les pasteurs peuvent se marier et il est fier que les femmes puissent aussi devenir pasteures dans son Église.

La décoration au rendez-vous

Le contraste est total lorsqu’on entre dans l’église orthodoxe Ste-Marie-Protectrice. Ici, c’est le père Ihor Kutash qui nous accueille. L’église a été bâtie par la communauté orthodoxe ukrainienne venue travailler dans le quartier Rosemont aux usines Angus. La décoration est très importante puisque pour eux, l’église est un symbole du paradis. On y retrouve des centaines d’icônes de saints. Le prêtre nous explique chacun des symboles illustrés dans l’église ainsi que quelques-uns des rituels particuliers chez les orthodoxes.

Des lieux majestueux: l'Oratoire

Puis vient le tour de l’Oratoire St-Joseph. Comme j’y ai vécu plusieurs années lorsque j’étais en formation pour devenir prêtre, c’est moi qui fais la visite des lieux aux élèves. Le premier arrêt se fait au Carillon de l’Oratoire où Andrée-Anne Doane (ma petite sœur) actionne les 56 cloches et nous explique le fonctionnement de cet instrument particulier. Puis, on entre dans la chapelle votive avec ses 1000 lampions et ses murs de béquilles témoin des guérisons du temps du frère André. On arrête un court moment au tombeau du saint frère avant de regarder les deux églises : la Crypte et la Basilique. L’Oratoire fascine par sa grandeur, mais aussi par sa diversité de lieux de prière : les marches montées à genoux par les pèlerins, le jardin du chemin de la croix, le cœur du frère André, etc. La visite se termine dans la première petite chapelle construite en 1904.

Enfin, la dernière église se retrouve au Centre-ville. Il s’agit de la cathédrale anglicane Christ Church. La première fois que je suis entré dans cette église, j’accompagnais des élèves de secondaire 5 discutant avec des itinérants. Ils nous disaient qu’ils dormaient la nuit sur le parvis de cette église et pouvaient y entrer le jour lorsqu’il faisait froid. Les élèves voulaient voir l’intérieur de l’église. Qu’est-ce qu’ils y ont trouvé? Une architecture gothique, un drapeau de la fierté gaie et une femme en train de présider la messe! Bienvenue à l’Église anglicane qui a une ouverture particulière envers les pauvres, les personnes de toutes orientations sexuelles et qui donnent une place importante aux femmes.

À la fin de cette journée, les élèves sont mieux outillés pour comprendre le christianisme, son histoire et ses arts. C’est un parcours qui permet plusieurs découvertes.

Cet article a été écrit par Sébastien Doane, animateur de pastorale.