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Julie Thompson Legault est au centre du groupe (4e personne en partant de gauche).

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SÉRIE PORTRAIT : Julie Thompson Legault, une nutritionniste qui sort des sentiers battus

Dans le cadre du Mois de la nutrition, nous nous sommes intéressés à une ancienne du Collège St-Jean-Vianney, nutritionniste de formation et foodie de cœur, qui travaille aujourd’hui au sein de l’équipe de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal.

Ancienne de la 53e cohorte du CSJV, Julie Thompson Legault n’a pas un parcours classique. « Parmi les gens qui ont étudié en nutrition, rares sont ceux qui poursuivent en recherche fondamentale. Je suis très foodie et je suis passionnée de bonne bouffe, mais ce que j’aime particulièrement, c’est de voir pourquoi on fait telle ou telle recommandation aux gens. Dans mon travail, je suis à la base de cette chaîne de recommandations », raconte-t-elle. Au quotidien, Julie Thompson Legault coordonne donc différentes études, principalement humaines, ce qui l’amène à tester des hypothèses qui mèneront éventuellement à des recommandations en santé publique.

Son parcours

Ayant réalisé un baccalauréat et une maîtrise en nutrition à l’Université de Montréal, la jeune femme obtient par la suite un emploi à l’Institut de cardiologie, où elle écrit un article scientifique qui résume son mémoire de maîtrise, un mémoire qui étudie en profondeur les causes de l’acidose lactique : « J’ai réalisé une étude clinique avec les 9 jeunes patients vivants avec l’acidose lactique au Québec. J’essayais de comprendre ce qui ne fonctionne pas bien chez ces enfants-là ». Son article, finalement publié dans Cell Reports, représente des milliers d’heures de travail, puisqu’il a été écrit en collaboration avec une vingtaine d’autres auteurs scientifiques. « C’est non seulement un long processus d’écriture et de réécriture, mais c’est aussi un long processus de soumission : nous ne pouvons soumettre l’article qu’à un seul journal à la fois et nous devons attendre entre un et deux mois avant d’avoir une réponse », raconte-t-elle. 

Aujourd’hui, Julie Thompson Legault collabore à une étude nationale sur la maladie de Crohn. « Ici à l’Institut, on fonctionne beaucoup en travail en équipe. On fait même des projets d’équipe en s’alliant avec différents laboratoires, comme c’est le cas avec l’étude sur laquelle je travaille présentement », explique la nutritionniste de formation. Au quotidien, Julie n’a pas une journée qui se ressemble. Elle est appelée à coordonner différents projets; elle joue donc le rôle de personne-ressource pour l’ensemble des collaborateurs des différentes études.

Si elle a un conseil à donner à une personne qui  rêve de travailler en recherche, Julie incite les jeunes à ne pas se gêner pour faire des demandes de stage, de nombreuses bourses étant d’ailleurs proposées pour les stages d’été rémunérés. « Il y a plusieurs personnes qui ont des préjugés sur le travail en laboratoire. Pourtant, faire de la recherche, c’est tout sauf travailler seul dans son coin et ne pas parler à personne! », lance-t-elle d’un ton enthousiaste. Elle rappelle toutefois le plus grand défi de ce domaine, soit celui de vivre au gré des subventions gouvernementales. « En recherche, on vit dans le moment présent… nous sommes toujours dépendants des subventions », ajoute la chercheuse.

Pour en savoir un peu plus sur la profession de nutritionniste :

L’Ordre des diététistes/nutritionniste du Québec

Le mois de la nutrition

Un article sur la recherche fondamentale